CINEMA : Rhymes for young ghouls

Aila, une adolescente aborigène vivant dans une réserve, est une survivante. Après la mort de son frère, le suicide de sa mère et l’emprisonnement de son père alors qu’elle avait 7 ans, elle est élévée par un oncle surtout préoccupé par le commerce de la marijuana. A 14 ans, alors que son père sort de prison, elle pense pouvoir en profiter pour s’enfuir. Mais c’est sans compter sur l’agent Popper, un policier psychotique qui va s’acharner sur sa famille. En partie parlé en Mi’gMaq, Rhymes for Young Ghouls nous plonge dans la réalité sordide et violente des réserves. Mais rapidement, le film invente son propre territoire dans lequel Aila, après avoir vu le cadavre de sa mère lui demander vengeance, devra affronter l’affreux Popper. À la croisée du teenage movie — Aila et ses amis ayant droit à un véritable parcours initiatique — et de l’ultra-violence satirique et jouissive, Jeff Barnaby incarne les cauchemars aborigènes et invente un superbe personnage féminin. Porté par l’interprétation de Kawennahere Devery Jacobs, parfaite en impassible ange de la vengeance, ce premier long métrage impressionne par sa maîtrise et son originalité. Ses fantômes ne nous quittent pas et continuent de nous hanter.

Laurence Reymond

Rhymes for young ghould, un film de Jeff Barnaby

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